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Nouvelles

Tensions grandissantes au Moyen-Orient

13 février 2017

Jonathan Paquin dans le journal Le fil du 9 février dernier.

Jonathan Paquin«On ne sait pas si Donald Trump a une grande stratégie, une grande politique pour le Moyen-Orient, lui qui semble naviguer à vue dans cette région du monde et prendre les dossiers à la pièce. J’aurais tendance à dire que la situation ne s’améliorera pas, entre autres parce que le conflit israélo-palestinien risque de perdurer, que la Syrie est en pleine déliquescence et que le sectarisme des dynamiques régionales amène beaucoup d’instabilité. On peut donc supposer qu’il y aura des tensions au Moyen-Orient, dans les mois et les années à venir, durant l’administration Trump.»

Jonathan Paquin est professeur au Département de science politique. Le jeudi 2 février, au pavillon Adrien-Pouliot, il a participé à un débat sur les conséquences des élections américaines sur le Moyen-Orient. L’activité était organisée par la Délégation de l’Université Laval pour la Simulation de la Ligue des États arabes. Durant le débat, les panélistes ont notamment abordé les thématiques de la lutte antiterroriste, de la colonisation juive des territoires palestiniens occupés par Israël et du programme nucléaire iranien.

À la fin de janvier, conformément à sa promesse électorale, le président Trump a signé un décret demandant la préparation, d’ici la fin de février, d’un plan visant à éliminer le groupe armé État islamique (Daech, en arabe). Rappelons que, sous Obama, la stratégie américaine face à ce groupe terroriste a reposé sur les bombardements aériens. Il n’y avait pas d’implication de troupes au sol. «Depuis 2014, indique Jonathan Paquin, l’aviation américaine mène une vaste coalition internationale dans le bombardement des installations de Daech en Irak et en Syrie. Sous Obama, les États-Unis ont, en quelque sorte, réorienté leur politique étrangère, notamment à l’égard du Moyen-Orient, ce qui ne les empêche pas de jouer un rôle prépondérant au sein de la coalition.» À la fin de décembre 2015, le Pentagone révélait que les chasseurs-bombardiers de la coalition avaient réalisé plus de 9 000 frappes, les quatre cinquièmes effectuées par des avions américains.

Article complet : Le fil, 9 février 2017