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Nouvelles

Trois questions à Éric Montigny

13 février 2017

Sur la fin de la réforme électorale

Le 1er févier, Justin Trudeau a pris tout le monde par surprise en revenant sur sa promesse de réformer le mode de scrutin électoral. Un comité parlementaire, composé de plusieurs élus issus du gouverment et de l’opposition, avait pourtant mené des audiences pendant plusieurs semaines sur le sujet. Éric Montigny, professeur au Département de science politique et directeur de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, a participé aux consultations, tout comme plusieurs de ses collègues.

Eric MontignyPourquoi Justin Trudeau a-t-il renoncé à cette réforme?

La première possiblité, c’est qu’il aurait fait cette promesse en ayant l’intention de ne pas la tenir une fois au pouvoir. Il s’agirait alors d’une décision purement cynique, d’un calcul lui permettant d’aller chercher des électeurs penchant vers le NPD et le Parti vert, des gens sensibles à la réforme électorale. Autre possibilité, il aurait pris cet engagement de bonne foi, mais, entre-temps, il aurait pris goût au pouvoir sans partage. En effet, le comité parlementaire a proposé l’introduction de la proportionnalité dans le mode de scrutin. Or, cela favoriserait des gouvernements de coalition. Justin Trudeau, comme d’autres dirigeants avant lui, pense sans doute qu’il n’a plus besoin de cette réforme puisqu’il détient le pouvoir. Il n’a d’ailleurs pas hésité à nommer une ministre inexpérimentée pour remplir ce mandat, quitte à la sacrifier ensuite. La seconde ministre, désignée il y a quelques semaines à peine, a été livrée en pâture aux médias. Tout cela me déçoit profondément. Ce genre de promesses brisées alimente le cynisme envers les politiciens. Après tout, personne n’a forcé Justin Trudeau à prendre cet engagement.

Article complet : Le fil, 9 février 2017