Don par téléphone

Contacter la fondation de l'Université Laval au 418-656-3292


Don par la poste

Imprimer cette fiche remplissez-la et postez-la avec votre paiement à l'adresse suivante :

Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Nouvelles

Les jeunes féministes : Naïma Hamrouni

18 avril 2017

Naïma Hamrouni dans Châtelaine du 7 mars dernier.

« On doit valoriser notre parole », dit Naïma Hamrouni, 33 ans, professeure associée au Département de science politique de l’Université Laval et chercheuse en philosophie féministe.

Naïma HamrouniNaïma Hamrouni ne fait pas de tapage. C’est une personne discrète aux gestes doux dont les yeux de velours trahissent une sensibilité extrême. Accorder des entrevues, se mettre de l’avant, ce n’est vraiment pas son truc – la journaliste a été avertie avant même la première question. N’empêche que, sur des pattes de colombe, elle opère de petites révolutions.

Déjà, il faut avoir du front tout le tour de la tête pour enseigner la philosophie à l’université quand on est une fille. C’est l’une des professions qui en comptent le moins en leurs rangs, et, en général, la culture des départements n’est pas très ouverte aux dames. Alors quand, en plus, la dame en question refuse de se conformer au standard du maître dominant l’auditorium pendant trois heures et que ses thèmes de recherche sont résolument féministes…

C’est que, pour Naïma, se battre pour accéder à égalité aux mêmes institutions que les hommes, ça ne suffit pas. « Une fois qu’on a obtenu ce poste de professeure, ou toute autre fonction traditionnellement masculine, on subit encore la pression de vivre selon les normes érigées par et pour eux, explique-t-elle tout en donnant le sein à sa petite qui rechigne. Travailler de longues heures, s’exprimer avec éloquence dans un style argumenté, mettre le poing sur la table… En essayant d’imiter les hommes, on méprise tout ce qui est associé au féminin, et on perpétue le statu quo. »

Article complet : Châtelaine, 7 mars 2017