Le Nord du Mali, entre risques de balkanisation et de talibanisation
27 août 2012
Dans cette nouvelle Mise au point, Adib Benchérif, auxiliaire de recherche au PSI, présente les derniers développements de la situation au nord du Mali, entre déstabilisation croissante et insurrection islamiste.
Au début du mois de janvier, les rébellions touaregs éclatant au nord au Mali apparaissent pour la plupart des analystes comme une conséquence directe du retour des Touaregs, anciens « kadhafistes », et de l’afflux d’armes en provenance de Libye dans la région sahélienne. La chute du régime libyen semble alors être la principale cause de l’instabilité au nord du pays. Toutefois, la crise au Mali s’aggrave suite au putsch militaire du 22 mars. Ce coup d’État est alors réalisé par des soldats et officiers subalternes dirigés par le capitaine Amadou Sanogo. Ces derniers renversent le régime d’Amadou Toumani Touré, arguant le manque de moyens accordés à l’armée pour lutter contre les différents groupes au nord du pays. Parmi ceux-ci, se distingue au commencement le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) en raison de ses nombreuses déclarations et de sa campagne médiatique. Cependant les observateurs internationaux s’aperçoivent très vite de l’importance d’autres groupes au nord du Mali. Rapidement, les groupes islamistes, jusqu’alors mésestimés, s’imposent comme les acteurs dominants au nord du pays, à l’image d’Ansar Eddine, d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)....
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